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Livre
Edith Piaf
Entre l'image et le verbe
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Découvrez dans ce livre d'Edith Piaf, les langages silencieux du
visage, des gestes, des postures du corps, sans oublier -
spécificité française - le discours signifiant des chansons
françaises ? Les dessins, les fusains, les encres, les gouaches
de Mireille Petit-Choubrac font vivre la scène de Piaf que
l’ouvrage cherche à décrypter. Leur présence accompagnant le
texte révèle un nouveau registre de médiations : un autre
regard, un autre support, un autre auteur aux prises avec le
corpus iconographique constitué. Le musicien n’écoute pas la
musique, il écoute l’écoute du public car c’est en elle que la
musique prend corps. Dominique Bertrand, musicothérapeute,
élabore le concept de trans-subjectivité pour désigner cette
façon qu’a, notre réceptivité d’être visitée en secret par les
autres sensibilités éveillées, dans l’événement musical,
précise-t-il . |
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Pourtant cette dimension me paraît tout à fait transposable à
des domaines bien différents, à ce qui notamment, allait advenir
au cours de ce travail, à travers ce double regard à la fois
coopérant et solitaire, à travers ce croisement d’écritures
parallèles autour de livre d'Edith Piaf et des autres
interprètes de la chanson française. |
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Dés le départ Mireille Petit-Choubrac dont je fis l’heureuse
connaissance par un enchaînement de relais amicaux m’assura
« qu’elle ne voulait rien lire avant d’attaquer les dessins ».
Sage discernement. Cependant pour dessiner, elle s’entoura des
chants d'Edith Piaf, de Barbara … consulta des vidéos selon un
rythme et un choix d’imprégnation tout à fait personnels. En
aucun cas donc ces figurations de visages et de gestes ne
peuvent être considérées comme des illustrations du texte se
faisant, mais comme intervention d’un art du trait sur un art du
chant dont je me trouvais être l’autre traductrice. |
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Bien
sûr nous avons parlé des dessins, du livre d'Edith Piaf en
cours, mais de façon oblique, furtive. Ce qui s’échangea entre
verbe et image fut plutôt de l’ordre de l’implicite, du bonheur
réciproque de l’accueil qui n’appelle pas de longs commentaires.
Bien sûr cette part d’écoute de l’écoute, de regard du regard,
cette circulation muette des réceptivités eurent leur résonnance
sur nos deux écritures plastiques, textuelles en élaboration.
Cette résonnance, je ne saurai pourtant la décrire comme on
décrit une méthode de travail. Je sais seulement que j’attendais
chacune de ces épures noires et blanches comme une chance d’aube
offerte aux mots que ma raison persévérait à dresser contre le
vide. |
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La
voix entre le regard et les mots. Et son écriture s’esquissant
entre l’image et le texte de ce livre Edith Piaf, gageant sur le
glissement d’un mode de lecture sur l’autre et sur l’effet
dynamique d’un tel entrelacs suscitant l’effort d’accommodation
de l’œil et de l’esprit à deux réalités à la fois semblables et
hétérogènes. Ces combinaisons d’images en attente des voix
enregistrées reconstruisent leur immanence scénique ; elles nous
mettent à la place du spectateur du premier rang. Ces captations
iconographiques suggèrent la diversité des écoutes possibles. » |
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