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Livre
Edith Piaf
Esquisse anthropologique
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Esquisse …pour ce qu’elle désigne de
moment premier, de la main ou de l’esprit œuvrant, pour ce saut
dans l’inconnu, pour se risquer à découvert, avec bien sûr, une
intuition à soi, un vœu. Mon vœu fut d’apprendre à voir la voix
de Piaf - ses récits, sa grammaire, ses ressacs - à travers
l’immanence sensible des images. |
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Images fixes des portraits qui me parlent, quand je me mets à
l’écoute du regard photographique, des pentes de silences
travaillant ce visage, cette vie. Images de ces « performances »
enregistrées dont la saisie synoptique, puis la découpe
analytique me donnent autant de séquences, d’angles de
reconstitution sur la corporéité que sur la symbolique de sa
présence scénique d'Edith Piaf. |
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Tenter d’approcher l’épiphanie d’une voix populaire féminine et
tragique telle est la visée de cette esquisse anthropologique
raisonnée, rêveuse, audiophile et iconophile. Cette dernière
passe par une démarche ethno-esthétique, par la captation de
toute la gestualité expressive d’un chanter, par la captation de
tous les signes autographiques d’une voix née dans cet âge d’or
de la chanson française, durant cette période de l’entre-deux
guerres du siècle dernier, qui fut aussi celle des grandes
transformations des scènes urbaines, parisiennes du
divertissement. |
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Le
café-concert s‘éteint. Le music-hall le remplace, le ragtime, le
swing anglo-américains y font leur apparition. Entre la féerie
insouciante des revues à grands falbalas, entre la légèreté du
swing des années quarante ou encore la diffusion de bouche à
oreille politique, du Chant des partisans, Edith Piaf n’est-elle
pas déjà anachronique, semblant passée à côté de l’ère moderne,
pour voyager dans des contrées plus baroques, toujours guettées
de soleils noirs, toujours à l’orée d’un tremblement sacré ; ce
sacré immanent des larmes ? Mais vous pleurez, Milord, ça j’
l’aurais jamais cru … » |
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